Histoire
18 juin 2026
Comité de pilotage : les Nations Unies et le gouvernement évaluent les résultats 2025 et déterminent les priorités 2026 de l’UNSDCF.
Bangui, 8 juin 2026. Le Gouvernement centrafricain et le système des Nations Unies (SNU) ont tenu la réunion du Comité de pilotage du Plan-cadre de coopération pour le développement durable (UNSDCF 2023–2029). Consacrée au bilan des résultats de 2025 et aux priorités pour 2026, cette réunion a regroupé les différentes entités gouvernementales, les partenaires techniques et financiers, les représentants de la société civile et du secteur privé, ainsi que les 23 agences, fonds et programme du système des Nations Unies. 2025 : Des avancées institutionnels et programmatiques significatives L’UNSDCF constitue le principal cadre constitue le principal cadre de partenariat entre le Gouvernement de la République centrafricaine et le Système des Nations Unies pour accompagner la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2024–2028) et l’atteinte des Objectifs de développement durable. À travers ses 23 entités, le SNU a un budget de 2,4 milliards de dollars sur la période 2023–2029. À ce jour, plus de 778 millions de dollars ont été mobilisés pour financer plus de 220 programmes en cours de mise en œuvre. La présentation du rapport annuel de la mise en œuvre du UNSDCF en 2025, a permis de dresser un état des progrès enregistrés en 2025 ressortis sur trois plans : D’abord, le processus politique. Les élections locales organisées en 2025, une première depuis près de quarante ans ont été identifiées comme une étape importante dans le renforcement de la gouvernance locale et de la décentralisation. Ensuite, la mobilisation financière. La table ronde organisée à Casablanca en septembre 2025 a permis de mobiliser des engagements significatifs en faveur des priorités nationales, renforçant les perspectives de financement du PND. Enfin, la structuration des instruments de mise en œuvre. Le dispositif institutionnel du PND est désormais en place, avec la mise en place progressive d’un secrétariat technique chargé du suivi et de la coordination.Accélérer l’exécution du PND grâce à une action collective plus cohérente Au cœur des échanges du Comité de pilotage, un constat partagé s’est dégagé : les fondations sont désormais en place. L’enjeu n’est plus seulement de mobiliser des engagements, mais d’accélérer leur traduction en résultats concrets pour les populations. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer davantage la convergence des interventions autour des priorités nationales, en concentrant les efforts sur quelques domaines à fort impact :(1) Le mise en œuvre du PND à travers des programmes alignés sur les priorités nationales ; (2) le renforcement de la mobilisation des ressources, notamment via des mécanismes innovants ; (3) l’extension des programmes conjoints dans des secteurs clés comme les infrastructures communautaires, les systèmes alimentaires et les solutions durables pour les populations déplacées ; (4) le développement de partenariats plus larges, incluant les institutions financières internationales et le secteur privé. Comme l’a rappelé Monsieur Moïse Zami, Directeur de cabinet du Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, « cet alignement est essentiel pour garantir la cohérence de l’appui international et renforcer l’efficacité de l’action publique. » Le SNU a réaffirmé son engagement à soutenir cette dynamique à travers une approche toujours plus intégrée, catalytique et orientée vers les résultats. Mutualisation des ressources, programmes conjoints, partenariats stratégiques et innovation constituent désormais des leviers essentiels pour maximiser l’impact de chaque investissement au service du PND.Dans cette perspective, le Fonds pour le développement durable de la République centrafricaine (Fonds Emai), lancé en marge de la Table ronde du PND par Son Excellence le Premier Ministre et le Coordonnateur résident du SNU, constitue un outil stratégique au service de la mise en œuvre des priorités nationales. Conçu pour mobiliser davantage de ressources, renforcer l’alignement des partenaires et promouvoir des programmes conjoints à fort impact, il vise à faire du financement du développement un véritable accélérateur de la mise en œuvre du PND.Le Comité de pilotage a salué les contributions de la Confédération suisse et du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF), qui ont permis au Fonds Emai de mobiliser à ce jour plus de 6,2 millions de dollars. Ces premiers engagements témoignent de la confiance des partenaires dans ce mécanisme innovant et constituent une étape importante vers son objectif de mobilisation de 120 millions de dollars d’ici à la fin du cycle actuel de l’UNSDCF.Cap sur 2026 : Mobiliser, exécuter, mesurer, délivrerLes participants ont convergé sur un point : Transformer les engagements financiers et programmatiques en résultats concrets dans la vie des populations centrafricaines. Pour les autorités centrafricaines comme pour le Système des Nations Unies, ainsi que les partenaires techniques et financiers, l’année 2026 devra être celle de l’accélération de l’exécution. L’ambition commune est de démontrer que les investissements consentis se traduisent par des résultats mesurables en matière de services sociaux, de développement économique, de cohésion sociale, de résilience et de gouvernance.Pour le SNU, cela se traduit par une adaptation des méthodes de travail, une mutualisation accrue et un positionnement plus opérationnel afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes. Il est prioritaire de sécuriser et orienter de manière efficiente les financements disponibles pour plus d’impact.Comme l’a souligné Mme Zahira Virani, Coordonnatrice résidente par intérim du Système des Nations Unies :« Il s’agit de renforcer encore davantage l’efficacité de notre action collective. Dans un contexte mondial marqué par des contraintes budgétaires croissantes et par la poursuite des réformes du système des Nations Unies, notamment dans le cadre de l’initiative ONU 80, nous sommes appelés à faire plus et mieux avec les ressources disponibles. » Le Comité de pilotage du Plan-cadre de coopération pour le développement durable (UNSDCF 2023–2029), confirme un repositionnement du partenariat ONU-Gouvernement : celui du passage d’une dynamique de planification et de mobilisation à celle d’exécution accélérée, centrée sur les résultats, la redevabilité et l’impact. Dans un environnement international de plus en plus exigeant, l’efficacité collective devient un impératif. C’est sur cette base que le Gouvernement et le Système des Nations Unies entendent poursuivre leur partenariat afin d’accélérer la mise en œuvre du PND et de contribuer à une amélioration durable des conditions de vie des populations centrafricaines.