Histoire
09 mars 2026
République centrafricaine : Les Nations Unies appuient le renforcement de la sécurité à la frontière centrafricano-tchadienne
La pose de la première pierre du poste mixte frontalier de Sido situé à la frontière du Tchad, par le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, M. Michel Nicaise Nassin, le 05 mars 2026, marque le lancement officiel du projet « Appui au renforcement de la sécurité aux frontières et au renforcement des capacités sur la prévention, la préparation et les réponses aux conflits liés à la transhumance dans la zone frontalière de Sido ». Financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix (PBF) à hauteur de 2 850 484 USD, ce projet s’étend sur 24 mois et constitue une étape importante pour la stabilisation des zones frontalières entre la République centrafricaine et le Tchad.Lors de la cérémonie, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassim, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement centrafricain : « La pose de la première pierre du poste mixte frontalier de Sido est un jalon important pour le renforcement de la sécurité, de la gouvernance et de la coopération post‑frontalière. Cet ouvrage est le symbole de notre volonté de garantir la sécurité, la paix et la prospérité le long de nos frontières communes avec le Tchad. »Quant à M. Anatole Ndoma, représentant le Portefeuille PBF à cette cérémonie, "La construction de ce poste frontière représente un investissement concret dans la consolidation de la paix. Ce projet s’inscrit dans les priorités du Fonds pour la Consolidation de la paix et de ses partenaires, sans oublier le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable entre le Gouvernement et les Nations Unies (UNSDCF) et le Plan national de développement." Mis en œuvre conjointement par l’OIM, le PNUD et l’ONUDC, le projet couvre les préfectures de Ouham‑Pendé, Ouam‑Fafa, Lim‑Pendé, Mambéré‑Kadéï et Nana‑Mambéré, conformément à la Politique nationale de gestion des espaces frontaliers. Les interventions proposées par le projet visent à mettre en place un système de gestion intégrée des frontières afin d'assurer le contrôle, la règlementation et la régularisation des flux de personnes, de biens et de services et contribuer à la paix. Il abordera également la transhumance à travers une approche intégrée, renforçant la coopération transfrontalière, la gestion communautaire des conflits et la résilience des communautés pour favoriser une coexistence pacifique et une meilleure cohésion sociale. À Sido, la porosité des frontalières avec un manque de dispositif efficace de contrôle de flux des personnes et des biens est un facteur d’insécurité et d’instabilité, pouvant affecter la cohésion sociale et les activités économiques locales. Les communautés attendent désormais du poste frontalier une amélioration des contrôles, une circulation plus fluide des échanges légaux et un meilleur encadrement de la transhumance. « Ce poste va vraiment améliorer notre situation », a indiqué Bagaraba Effrem, président de la jeunesse de Sido, lors des échanges communautaires avec les équipes du projet. La gouvernance du projet associe l’ensemble des parties prenantes : Gouvernement, autorités locales, communautés et Nations Unies. Cette approche coordonnée garantit l’alignement entre décisions nationales et réalités locales, tout en assurant une mise en œuvre opérationnelle efficace dans les zones concernées. Ce lancement ouvre une phase de travail essentielle : construire les infrastructures, renforcer les capacités, structurer la coordination locale et assurer un suivi régulier. L’engagement de tous sera déterminant pour transformer cette première pierre en capacités durables, en services accessibles et en une frontière sûre et inclusive au bénéfice de Sido et des communautés voisines.