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16 septembre 2021
A Bangui, 1035 actes de naissance pour lutter contre l’apatridie
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10 septembre 2021
La République centrafricaine adopte un plan pour lutter contre les inégalités entre les sexes dans la riposte au sida
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08 septembre 2021
ONU Femmes appuie la réponse à la COVID 19 en RCA
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Les objectifs de développement durable en République centrafricaine
Les objectifs de développement durable (ODD), également appelés objectifs globaux, constituent un appel universel à l'action visant à éliminer la pauvreté, à protéger la planète et à garantir à tous les peuples la paix et la prospérité. Ce sont aussi les objectifs de l'ONU en République centrafricaine:
Histoire
10 septembre 2021
La République centrafricaine adopte un plan pour lutter contre les inégalités entre les sexes dans la riposte au sida
Il y a une dizaine d’années, elle a perdu deux enfants des suites de maladies opportunistes. À l’époque, elle ne savait pas qu’elle vivait avec le VIH, et la thérapie antirétrovirale vitale ainsi que les médicaments destinés à prévenir la transmission du VIH de la mère à l’enfant étaient rares en République centrafricaine.
S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture d’une rencontre de travail nationale sur le VIH et le genre coorganisée dans la capitale centrafricaine Bangui par le ministère de la Promotion de la femme, le ministère de la Santé, le Conseil national sur le sida et l’ONUSIDA les 30 et 31 août, Mme Nguimale a expliqué comment elle a été expulsée de son domicile par son partenaire violent qui l’a accusée de faire entrer le VIH dans leur foyer. Elle a également évoqué s’être sentie démunie face au déni et à la violence de son partenaire qui avait refusé d’accepter son propre diagnostic positif au VIH.
L’histoire de Mme Nguimale illustre la vulnérabilité au VIH à laquelle sont exposées les femmes en République centrafricaine et les obstacles auxquels elles sont confrontées pour accéder aux services de santé. En 2019, plus de 56 % de toutes les nouvelles infections au VIH dans le pays concernaient des femmes et des filles, et 60 % des personnes séropositives dans le pays sont des femmes. D’après les données de l’enquête MICS-6 publiée en 2021 par le gouvernement avec le soutien des Nations Unies, 23,6 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans ont été mariées ou ont conclu une union maritale avant leurs 15 ans. Plus de 21 % des femmes d’Afrique centrale ont subi une mutilation génitale féminine. Durant le seul mois de janvier 2021, 340 cas de violences sexistes, dont 72 viols, ont été recensés par le système de gestion des informations sur la violence sexiste en République centrafricaine.
« La vulnérabilité au VIH des femmes et des filles en République centrafricaine est la conséquence d’une insécurité, de violences et de crises humanitaires endémiques associées à des formes de masculinité toxiques et à des normes sociales néfastes. La pandémie de sida ne pourra pas prendre fin sans renouveler les efforts et la reddition de compte pour mettre fin à ce déluge de violences sexistes et à la marginalisation sociale des femmes », a déclaré Denise Brown, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, coordonnatrice humanitaire et coordonnatrice résidente des Nations Unies.
Pour la première fois, le gouvernement de République centrafricaine, avec le soutien de l’ONUSIDA, a mené une évaluation approfondie de l’épidémie de VIH et de la riposte dans le pays sous l’aspect du genre. Le rapport a été discuté et adopté lors de la rencontre de travail nationale sur le genre et le VIH. Ce document a mis en lumière que les femmes, les filles et les populations clés sont laissées de côté dans les récents progrès réalisés contre le VIH dans le pays. La prévalence du VIH est la plus élevée parmi les travailleuses et travailleurs du sexe (15 %), et les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (6,4 %), par rapport à 3,6 % parmi la population générale. Le faible accès aux services de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant reste également inquiétant, avec moins de 25 % des femmes ayant recours à ces services dans trois des sept zones de santé du pays.
« Le rapport d’évaluation du genre révèle un angle mort au sein de notre riposte. Nous devons recentrer nos efforts sur les interventions transformatives qui fonctionnent pour les femmes, les filles et les populations clés », a déclaré le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somse.
En s’appuyant sur les recommandations de l’évaluation sur le genre, les participantes et participants à la réunion ont développé et adopté un plan d’action pour mettre en œuvre des mesures clés en 2021-2023. Le plan d’action comprend une combinaison d’interventions structurelles, biomédicales et comportementales en vue de promouvoir l’éducation et la sensibilisation sur les questions du genre, de lutter contre les obstacles juridiques, sociaux et culturels à l’accès aux services de lutte contre le VIH par les femmes, les filles et les populations clés, de mettre en œuvre des modèles de soins différenciés qui favorisent l’accès aux services de santé, sociaux et psychosociaux pour les femmes, y compris pour la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et de garantir la reddition de compte pour les progrès accomplis dans les domaines du genre, du VIH et de la tuberculose. La ministre de la Promotion de la femme, Marguerite Ramadan, a souligné que le rapport d’évaluation et le plan opérationnel qui en découle sont essentiels pour mettre en œuvre la vision de l’égalité énoncée dans la Déclaration politique des Nations Unies sur le sida 2021
Exprimant sa satisfaction après l’adoption du plan opérationnel, le directeur pays de l’ONUSIDA pour la République centrafricaine, Patrick Eba, a déclaré : « L’ONUSIDA donne le meilleur d’elle-même lorsqu’elle réunit le gouvernement, la société civile, les partenaires de développement et d’autres acteurs pour évaluer sans complaisance la riposte nationale au VIH et formuler un agenda collectif d’action. Il n’y a pas de meilleure façon de défendre les droits de millions de femmes comme Mme Nguimale qui revendiquent dignité, justice et santé. »
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08 septembre 2021
ONU Femmes appuie la réponse à la COVID 19 en RCA
Plus de 36 groupements de 25 membres chacun ont parachevé une séance de renforcement de capacités techniques et organisationnelles pour la bonne gestion des activités génératrices de revenus (AGR), la gestion et la pratique des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC) ce jour 02 Septembre à Bangui. Cette session s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Appui à la réponse à la COVID-19 en RCA » pour la réduction de l’impact socioéconomique de la COVID-19 auprès de femmes et des filles centrafricaines.
Le 15 juin dernier, ce projet initié par ONU Femmes et mis en œuvre par deux ONG nationales (OMCD) à Bangui et Mbaïki, puis ARND à Bouar est lancé à Bangui en présence des autorités administratives en l’occurrence Madame Gisèle PANA, Ministre de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant qui n’a tari d’éloge sur ce soutient de ONU Femmes à la réponse nationale à la COVID-19, en renforçant la résilience des femmes les plus vulnérables en leur permettant d'être actrices de la lutte contre la pandémie par la fabrication de savons antiseptiques et de kits de lavage de mains écologiques.
A travers les activités développées dans les villes de mise en œuvre du projet (Bangui, Mbaïki et Bouar), 32 associations de femmes ont été formées sur la fabrication du savon antiseptique et les gels hydro alcooliques et 100 femmes et filles ont été formées sur la gestion des AGR, les AVEC et l’élaboration des plans d’affaires (business plan). De plus, 50 leaders communautaires et 50 autorités administratives et coutumières de Bouar ont été sensibilisés sur la prévention de COVID-19, la prévention des violences domestiques, la vaccination et une campagne de sensibilisation du public menée dans tous les quartiers de la ville de Bouar et ses environs qui a permis de toucher environ 3.174 personnes à Bouar.
Il faut souligner qu’au total, 750 femmes seront soutenues à travers les sensibilisations sur la prévention à COVID-19, aux violences domestiques et la participation à la Paix ainsi que l’adhésion à la vaccination contre la COVID-19. Ensuite 200 leaders communautaires auront des capacités renforcées sur les mesures barrières, la prévention à COVID-19, aux violences domestiques et la participation à la paix ainsi que l’adhésion à la vaccination contre la COVID-19. Puis 750 femmes et filles des différentes associations seront formées sur la fabrication des savons antiseptiques et dotées en kit pour la fabrication (solide et liquide) après formation reçue. Également 30 associations des femmes et des filles seront structurées en Association pour développer la pratique des AVEC. Dix groupements des femmes et filles seront formés et appuyer financièrement afin de mener une AGR durable. Quatre cent cinquante kits de lavage des mains écologiques seront distribués aux ménages les plus pauvres et les espaces de grande fréquentation féminine des kits pour le respect des mesures barrières contre la COVID-19.
Ce projet mis en œuvre par ONU Femmes a bénéficié de l’appui financier du Multi Partner Trust Fund (MPTF) et a permis de sensibiliser les populations qui commencent à négliger les effets de la pandémie.
« Nous avions appris beaucoup de choses durant ces trois jours de formation. Comment se constituer et s’organiser en groupement sur la base du statut et du règlement intérieur, la gestion et le choix d’une AGR rentable en mettant en application les quatre (4) P : Produit, Prix, Places, Promotion? Cet appui de ONU Femmes nous a permis de bien organiser et gérer nos revenus et d’accéder au financement ».
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02 septembre 2021
Vers une future génération de logisticiennes dans l’humanitaire
L’action humanitaire intègre de plus en plus la dimension de genre, notamment dans l'évaluation des besoins humanitaires et la fourniture de l’assistance, afin de garantir la prise en compte des besoins spécifiques des femmes, des filles, des garçons et des hommes. C'est le cas dans l'Evaluation des besoins humanitaires 2021 et le Plan de réponse humanitaire 2021 en République centrafricaine (RCA), qui guident le travail des organisations humanitaires dans le pays. Ce travail est soutenu par le Groupe de travail sur le genre en RCA, qui réunit les acteurs humanitaires des différents secteurs thématiques et qui travaille à l'élaboration d'une approche commune de l'intégration du genre dans le cycle des programmes humanitaires.
Ouverture d’un dialogue sur l’inclusion
Afin de mieux répondre aux besoins de tous les bénéficiaires et de mieux intégrer l’égalité des sexes dans leur travail, les partenaires humanitaires en RCA s'engagent également à diversifier leurs effectifs. A cette fin, le Cluster Logistique, un forum qui regroupe les acteurs humanitaires travaillant dans le secteur de la logistique, a lancé une initiative sur le genre dans la logistique. L’initiative donne la parole tous les mois aux intervenants de ce secteur afin d’échanger des idées, d’apprendre les uns des autres, d’encourager la collaboration entre les organisation, et d’unir leurs forces et leurs plaidoyers, avec pour objectif de lancer des mesures tangibles pour permettre un plus grand accès aux femmes aux emplois de la logistique humanitaire en RCA.
Des obstacles rigides
Peu de femmes et surtout peu de femmes centrafricaines occupent des fonctions logistiques – une profession généralement considérée comme masculine. Le Cluster Logistique a récemment lancé un sondage auprès des travailleurs humanitaires évoluant dans la logistique en RCA afin de mieux comprendre les enjeux liés aux inégalités de genre dans ce secteur, notamment la composition des équipes logistiques, les barrières à l’accès à ces métiers et les efforts déjà déployés par les organisations humanitaires pour diversifier les équipes. Le sondage indique que seul un logisticien sur dix dans les organisations humanitaires en RCA est une femme. Elles occupent principalement des postes plus administratifs que décisionnels, tels que les acheteuses, les assistantes et les magasinières, et sont moins représentées dans les postes à responsabilités, tels que les chefs d’équipe et les chargés logistiques, ainsi que dans les postes de chauffeurs et de techniciens.
Travailler dans la logistique requiert des compétences dans lesquelles les femmes sont souvent moins formées ou qui les découragent en raison de préjugés sexistes chroniques, par exemple négocier dans un environnement hautement compétitif, la prise de parole et l’aptitude physique. Les filles et jeunes femmes sont souvent peu soutenues voir découragées de prendre des postures décisionnelles et sont plus susceptibles d’être orientées vers les secteurs administratifs. La conséquence – cette ségrégation des professions selon le sexe – se reflète naturellement aussi dans la composition des organisations humanitaires en RCA. En outre, les quelques femmes travaillant dans la logistique humanitaires en RCA indiquent qu’elles sont souvent confrontées à des discriminations sexistes sur le lieu de travail, telles que le manque de considération ou des problèmes d’autorité en raison de leur sexe ; un facteur de découragement considérable.
Planifier des mesures concrètes
Le sondage récent mené par le Cluster Logistique servira de base au développement d’outils communs, de formations et de plaidoyers, et à l'élaboration d'une feuille de route pour assurer une meilleure intégration des femmes dans les métiers de la logistique humanitaire.
Parmi les idées concrètes pour augmenter le taux de logisticiennes humanitaires figurent des visites et journées porte ouverte pour promouvoir les métiers de la logistique dans les écoles, lycées techniques et universités ; des formations d’introduction à la logistique humanitaire pour donner le goût aux jeunes filles et femmes et les encourager à s'orienter vers cette voie professionnelle ; et l’offre de stages en logistique dans les organisations humanitaires spécifiquement pour les femmes. Le plaidoyer se concentrera au niveau des organisations humanitaires afin d’orienter les politiques de recrutement avec des actions concrètes pour favoriser l’inclusion des femmes en logistique et de promouvoir la formation continue de ces femmes.
Les organisations humanitaires peuvent servir de modèle en RCA en diversifiant davantage leur personnel et en promouvant ainsi l’égalité des sexes, en brisant les constructions genrés des professions.
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07 septembre 2021
La FAO appuie la campagne vivrière 2021 en République centrafricaine
La ville de Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pendé au nord-ouest de la République centrafricaine a abrité sa première foire aux intrants agricoles dans le cadre de la mise en œuvre de la campagne vivrière 2021.
Cette foire est organisée par l’ONG partenaire Association Le Samaritain avec l’appui de la FAO sur financement de ECHO qui couvre également les préfectures de l’Ouham, de la Basse-Kotto et du Mbomou. Elle vise 1 000 bénéficiaires. A l’aide de coupons d’achat de 30 000 francs CFA, chaque bénéficiaire peut acquérir trois houes (1 houe Ceylan et 2 houes Linda) et a le choix entre les spéculations telles que le maïs, le haricot, le sésame et le sorgho. Selon le chargé de programme de l’Association Le Samaritain, Davy Gildas Massela, « c’est un plaisir de travailler avec la FAO pour voler au secours des ménages hôtes des déplacés de Koui et de Létélé, des ménages vulnérables de la communauté hôte. C’est également notre souci car nous avons constaté qu’il y a trop de vulnérabilité dans les localités suites aux différentes crises que le pays a connues ».
L’organisation de cette foire intervient au moment même où l’ONG FEGY (Fédération Gambissa Yindou qui signifie « aide aux orphelins ») procède à la distribution directe à 1 000 ménages vulnérables de cette même localité de 31 Kg de semences vivrières adapté à la période (Haricot rouge, courge, maïs et sorgho) et des outils. Cette distribution directe sera suivie d’une autre foire aux intrants organisée par la même ONG. Cependant, sous la supervision du staff de la FAO déployé sur le terrain pour la circonstance, d’autres partenaires procèdent à l’organisation des mêmes activités dans toutes les préfectures de la République centrafricaine. Ces opérations de distributions directes et de foires aux intrants agricoles seront suivies de sessions de formation des Délégué Technique Endogènes sur les itinéraires techniques des différentes spéculations.
L’assistance humanitaire pour l’accès aux services sociaux
Pour cette campagne vivrière 2021, la FAO s’est fixée pour objectif d’assister avec l’appui des bailleurs tels que DFID, ECHO, CERF, SFERA, Banque mondiale et le Fonds Humanitaire, 62 375 ménages vulnérables répartis entre les différents modes d’intervention :
Distributions directes des semences et outils agricoles : 26 775 ménages ;
Foires aux intrants agricoles : 30 750 ménages ;
Cash transferts : 4 850 ménages.
Pour mieux apporter son assistance aux ménages déplacés et aux groupes vulnérables d’une part, et s’assurer du respect des critères de sélection définis par la FAO en étroite collaboration avec le cluster Sécurité Alimentaire, la FAO a au préalable déployé son staff sur le terrain appuyé par l’Agence Centrafricaine de Développement Agricole (ACDA) et les agents du partenaire de mise en œuvre pour la sensibilisation des autorités locales et des populations et l’appui à l’identification des bénéficiaires.
Selon le dernier rapport de la Commission Mouvement de Population (CMP), au 31 janvier 2021, quelques 725 193 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, soit une augmentation de 6,4% par rapport à décembre 2020. Ayant été surpris par les violences qui ont éclaté avant et après les élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 au moment des dernières récoltes, de nombreux ménages ont adopté des stratégies d’adaptation de crise et d’urgence pour survivre. Les ménages déplacés et les groupes vulnérables ont perdu leurs activités génératrices de revenus et ne parviennent plus à couvrir leurs besoins ainsi que ceux de leur famille. L’assistance humanitaire reste la principale alternative pour accéder aux services sociaux dans la plupart des préfectures du pays.
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15 juin 2021
La République centrafricaine lance sa campagne de vaccination contre la COVID-19
Le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la COVID-19 a eu lieu le 20 mai 2021, au Centre National Hospitalier et Universitaire de Bangui en présence du Premier Ministre chef du gouvernement, Firmin Ngrébada, des membres du gouvernement, des Ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accréditées auprès de la République centrafricaine ainsi que des représentants des agences du Système des Nations unies.
La campagne est rendue disponible grâce aux 60 000 premières doses reçues dans le cadre de l’initiative COVAX. Le Ministre de la Santé et de la Population, le Dr Pierre Somsé, a indiqué que « la campagne s’étale sur plusieurs semaines du 20 mai au 23 juin 2021 et est destiné en priorité aux agents de santé qui sont les plus exposés, aux personnes âgées et/ou porteuses de maladies chroniques, qui sont parmi les plus vulnérables ».
La veille du lancement de la campagne de vaccination, le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a déclaré la COVID-19 crise de santé publique : « l’aggravation de l’épidémie concerne l’ensemble du territoire car l’accélération du rythme de contamination dans notre pays s’est traduite par l’accroissement du nombre de cas à Berberati, Gamboula, Carnot, Bayanga, Bouar, Paoua, Batangafo et Bambari, a-t ’il déclaré. Parallèlement, plusieurs villes qui étaient jusqu’ici silencieuses ont déclaré des cas. Il s’agit notamment de Kabo, Kouango, Bangassou, Ndele, Birao et Obo. Au-delà des zones urbaines, l’épidémie s’étend en profondeur dans les villages ».
Abondant dans le même sens, le Représentant de l’OMS, Dr Severin von Xylander a déclaré que « Le système de santé de la RCA est encore aujourd'hui sous pression face à la persistance de cette pandémie sans précédent. L’arrivée des vaccins est dans ce sens une aubaine. Toutefois cela ne signifie pas que les gestes barrières doivent cesser. Il est nécessaire au contraire que ces gestes s’unissent au maintien des efforts face à d’autres urgences sanitaires telles que la santé mère-enfant, le paludisme, la tuberculose et le SIDA. »
Des doses symboliques ont été administrés au Premier Ministre, chef du gouvernement, Firmin Ngrébada, au Ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somse et à beaucoup d’autres personnalités.
« La campagne de vaccination que le gouvernement centrafricain a lancée aujourd'hui apportera un soutien essentiel au travail du personnel de santé dans le pays, qui sera mieux équipé pour protéger les femmes et les enfants des autres maladies mortelles mais soignables » a commenté Fran Equiza, Représentant de l'UNICEF en RCA. « L'UNICEF, en tant que partenaire clé de l'initiative COVAX, est mobilisé pour assurer l’approvisionnement, la conservation et la gestion efficace des vaccins, ainsi que l’adhésion des communautés à la campagne de vaccination contre la COVID-19. »
Rappelons qu’un mois avant, le 19 avril 2021, le système des Nations unies en République centrafricaine (RCA) a lancé sa campagne de vaccination contre la COVID-19 telle qu’instruite par le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et approuvée par les Etats membres des Nations Unies. Le Représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en RCA, Dr. Severin Von Ritter Xylander, le Commandant adjoint de la Force de la MINUSCA, le Général Paulo Maia Pereira, ainsi que les représentants des personnels international et national de la Mission, Milan Dawoh et Jaafar Guerezebanga respectivement, ont été les quatre premiers personnels à se faire vacciner dans le cadre de ladite campagne.
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16 septembre 2021
A Bangui, 1035 actes de naissance pour lutter contre l’apatridie
C’est à ce titre que le HCR, l’ONG Avocats sans frontières et les autorités gouvernementales se sont associés afin de permettre la délivrance de jugements supplétifs d’acte de naissance pour 1035 enfants déplacés et retournés du 3e arrondissement de Bangui.
Le projet pilote s’est déroulé dans le cadre d’un partenariat opérationnel impliquant le Tribunal de Grande Instance de Bangui, la mairie de Bangui, les autorités locales, ses représentants et la population de cet arrondissement.
Déplacé originaire de Gaga, un village situé dans la sous-préfecture de Yaloke Issa Maloum, père de 7 enfants, fait partie des parents d’enfants déplacés et pour certains retournés, qui ont reçu les nouveaux actes de naissance de leurs enfants lors de la cérémonie officielle.
Le père de famille a témoigné sa reconnaissance en soulignant : « La crise nous a obligés de fuir à destination de Bangui. Mes enfants avaient tous leurs actes de naissance mais dans notre fuite, nous avons perdu plusieurs choses dont les actes de naissance des enfants. Je remercie l’ensemble des partenaires qui se sont mobilisés pour qu’enfin mes sept enfants puissent avoir leurs actes de naissance, un document important dans la vie de tout un chacun ».
Au terme de cette cérémonie qui achève un processus entrepris entre novembre 2020 et à juin 2021, où furent impliqués le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour l’établissement des jugements supplétifs d’acte de naissance et la Mairie de Bangui pour la transcription de ces jugements dans les registres d’état civil, la Représentante adjointe du HCR Fadela Novak a déclaré :
« Le 3ème arrondissement sert de zone pilote dans ce projet mais c’est un grand défi qui reste à relever en matière d’État civil. Pour ce faire, le HCR continue le plaidoyer pour que des agences se mettent ensemble afin de passer du projet pilote à un projet à plus grande échelle, car il y’a beaucoup d’enfants en RCA qui n’arrivent pas à obtenir ce certificat ».
Le gouvernement centrafricain représenté par Monsieur David Gbeti, Directeur de cabinet du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a témoigné la reconnaissance du gouvernement envers le HCR et son partenaire Avocats Sans Frontière et s’est aussi adressé aux parents pour le demander de bien vouloir veiller précieusement sur ces documents, essentiels à l’avenir de leurs enfants.
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07 septembre 2021
En République centrafricaine, ces jeunes sont aujourd’hui une référence en matière de techniques agricoles
Les écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage de la vie pour les jeunes donnent à ces derniers un moyen de vivre de leur travail et de faire vivre leur famille malgré le conflit et l’instabilité touchant le pays. Emmanuel peut en témoigner.
Lorsqu’il étudiait pour obtenir un diplôme commercial, Emmanuel rêvait de devenir entrepreneur et de gagner beaucoup d’argent. Mais une fois le diplôme en poche, ce jeune homme de 29 ans n’a pas trouvé d’emploi dans sa ville natale de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Les jeunes représentent 70 pour cent de la population dans ce pays qui a souffert d’années de crises et de conflit.
De nombreux jeunes se retrouvent dans la même situation qu’Emmanuel, la tête pleine d’espoirs et de rêves mais peu de perspectives de les réaliser. Emmanuel a pensé qu’il existait cependant une solution qui lui permettrait forcément de gagner de l’argent et de vivre de son travail : l’agriculture. Il y aura toujours de l’argent à gagner avec la production alimentaire s’est-il dit, parce qu’après tout, tout le monde doit manger !
Il a commencé par une petite activité agricole, espérant pouvoir tirer parti de ses compétences commerciales, réinvestir ses bénéfices et développer sa petite entreprise. Mais faute d’une formation et de ressources suffisantes, il a immédiatement eu du mal à joindre les deux bouts. Emmanuel a alors entendu parler du programme d’écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage de la vie pour les jeunes mené par la FAO dans sa zone.
Doter les jeunes des compétences dont ils ont besoin
Les programmes d’écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage de la vie pour les jeunes, conduits par la FAO, offrent une formation agricole et entrepreneuriale aux jeunes résidant en milieu rural. Ces programmes ont été mis en œuvre dans de nombreux pays autour du monde, pour donner aux personnes jeunes et vulnérables des compétences agricoles techniques et commerciales, notamment dans les situations de crise et les contextes d’après-conflit.
Emmanuel a découvert le programme après avoir discuté avec un coordonnateur de la FAO chargé des activités visant les jeunes, qui l’a invité à participer à la formation. Il a fait partie du premier groupe de jeunes centrafricains à suivre la formation, organisé à Boali, à 95 km de Bangui.
« La formation m’a permis d’améliorer ma connaissance du maraîchage et de l’élevage », explique Emmanuel. « Maintenant, je limite les pertes de production et, en plus, j’optimise les bénéfices. »
Le tournant
Emmanuel fait partie d’un groupe de jeunes entrepreneurs agricoles. Ils ont appelé leur groupe « E MAÏ», qui évoque le développement en langue Sango, parce que leur objectif est de se développer eux-mêmes et de développer leur communauté grâce à leurs activités. Avant la formation, le groupe ne disposait ni du savoir-faire technique nécessaire ni d’outils en nombre suffisant – il n’y avait guère qu’un outil pour trois personnes.
Après la formation, Emmanuel est rentré à Bangui et a commencé avec les autres membres de E MAÏ à mettre en pratique ce qu’il avait appris. Il a appliqué les nouvelles techniques au petit élevage et au maraîchage, notamment l’emploi correct des engrais, le choix des semences et l’établissement de calendriers de semis et de récolte. Aujourd’hui, E MAÏ produit de l’amarante, du chou, des tomates, des épinards et d’autres légumes verts qui sont vendus à la communauté locale. Les membres se partagent les bénéfices et en mettent une partie de côté pour la réinvestir.
« Nous avons commencé avec 14 planches de pépinière de 10 mètres chacune et, avec l’aide de la FAO, nous sommes passés à 15 planches plus importantes. Aujourd’hui, nous sommes en train d’aménager 50 planches de pépinière de 20 mètres parce que nous avons acquis du terrain supplémentaire à côté de notre premier site », explique Emmanuel avec fierté.
Emmanuel a été récemment élu président par les autres membres du groupe et il enseigne désormais ce qu’il a appris à d’autres membres de la communauté.
Des experts de l’agriculture locale
Emmanuel et les membres de E MAÏ sont désormais les personnes que les membres de leur communauté viennent consulter pour se renseigner sur les techniques améliorées de petite agriculture.
« Les gens viennent nous demander des avis et des conseils que nous leur donnons volontiers. C’est notre contribution aux progrès de la communauté », déclare Emmanuel. « Quelques jeunes des environs de notre site de maraîchage se sont joints au groupe pour apprendre. Nous voulons vraiment innover et ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes. »
Aujourd’hui, E MAÏ est prospère. Ses membres se nourrissent de ce qu’ils produisent, et pourvoient financièrement à leurs besoins grâce aux bénéfices dégagés des ventes de leurs produits. Ils envisagent désormais de réinvestir les bénéfices et de se diversifier en utilisant diverses techniques de conservation, comme la mise en boîte de certains produits ou la confection de purée de tomates, pour réduire les pertes après récolte et s’assurer un revenu plus stable pendant toute l’année. Fort des nouvelles compétences qu’il a acquises, Emmanuel est même devenu, avec 24 de ses pairs, un animateur dans le dispositif des écoles pratiques d’agriculture et d’apprentissage de la vie pour les jeunes.
« Très franchement, je me suis lancé dans l’agriculture pour me dépanner jusqu’à ce que je trouve le travail que je souhaitais. Après la formation d’animateur, j’ai compris que je pouvais en vivre. J’aime ce que je fais et je vais continuer à exercer ce métier pour me bâtir un avenir et assurer celui de ma famille » déclare Emmanuel.
L’agriculture novatrice peut offrir un emploi rentable aux jeunes ruraux, apporter la sécurité alimentaire aux communautés et contribuer à la construction d’un monde libéré de la faim.
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07 septembre 2021
Un appui pour la relance agricole en vue d’améliorer les conditions de vie des populations
Le projet OSRO/CAF/006/CHC intitulé « Réponse d’urgence au renforcement des capacités de production alimentaire en faveur des ménages les plus vulnérables face au COVID-19 à Bangui est ses environs » est un élément déclencheur d’espoir au sein des communautés bénéficiaires qui ont, pour la plupart, manqué des récoltes de la campagne agricole
passée suite aux éléments qui les ont fait déplacer ou encore des effets de changement climatique rendant difficile le contrôle du calendrier agricole et la limitation de la mobilité des denrées suite à la pandémie du COVID-19.
Merveil Nganadémon, un jeune homme dans la vingtaine est membre du groupement maraîcher dénommé « Combattants de l’oisiveté et de la faim » (COF) exerçant à Soh 1 dans la commune de Bégoua, périphérie nord de la ville de Bangui. Il est le délégué technique de ce groupement, de 30 membres (dont 23 hommes et 07 femmes), créé en 2018. Il a grandi dans le milieu car ses parents étaient des maraîchers. « J’ai commencé le maraîchage en classe de CM2 en 2008 quand mes parents étaient encore vivants. Je venais apprendre en les aidant dans leurs tâches », témoigne-t-il. Faute de soutien, il arrêta ses études en classe de première « A » (Second cycle du lycée) à la mort de ses parents en vue de faire face à la vie, en pratiquant le maraîchage.
Il travaillait seul, au même titre que la plupart des maraîchers de son entourage qui étaient confrontés aux problèmes d’outillage et de semences de qualité. « Nous étions obligés de mettre nos efforts en commun pour faire face au problème d’outillage et de semences. Nous ne pouvions pas produire comme il se doit sur nos cinq planches et faire face aux besoins de notre famille. Nous avons été obligés de faire appel à des ONG », précise-t-il.
Dans le cadre de la mise en œuvre par la FAO et l’ONG partenaire Agence Humanitaire Africaine (AHA) du projet OSRO/CAF/006/CHC, le groupement COF a bénéficié des semences de concombre, gombo, tomate ainsi que des pelles, râteaux, houes Ceylan et pulvérisateurs. « Avec cet appui, il y a eu un changement dans notre condition de travail, car nous avons reçu de bonnes variétés de semences. Nous avons maintenant des solutions à nos problèmes car nos enfants peuvent avoir à manger et leur scolarité payée. Le reste nous permet de payer du fumier et d’autres produits qui nous manquaient », a confirmé Merveil.
Grâce à l’appui de ce projet, le groupement exploite maintenant sur 28 planches de 10m sur 1,20m, soit 336 m². Il produit des légumes verts tels que le concombre, le gombo, le poivron, le céleri, la tomate, la laitue et le chou. Certains de leurs produits sont déjà sur les marchés de la place.
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02 septembre 2021
De retour de Bambari, la Coordonnatrice résidente Denise Brown fait le point sur la situation des déplacés de la localité
Du 19 au 20 août 2021, la Ministre de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Mme Virginie Baikoua et la Représentante spéciale ajointe du Secrétaire général des Nations Unies, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Mme Denise Brown, ont effectué une visite de travail à Bambari (Centre-Nord), dans la préfecture de la Ouaka. La relocalisation de plus de 8 500 personnes déplacées de la Mosquée de Bambari est l’objet de ce déplacement.
De leur retour de la mission, les deux personnalités ont échangé avec la presse à l’Aéroport Bangui M’Poko. Pour Mme Viginie Baïkoua, « les personnes déplacées de la Mosquée de Bambari vivaient sur le Site de l’Elevage avant d’être déportées. Le nouveau site est plus petit pour leur effectif ».
Ainsi, « nous sommes parties pour dialoguer avec ces personnes parce que la solution à leurs problèmes ne peut que venir d’elles »a renchéri Mme Denise Brown en ajoutant que la mission est l’occasion d’apprécier les conditions de vie des personnes déplacées de la Mosquée de Bambari et d’envisager les priorités telles les questions de santé.
Des échanges et des visites, en est ressortie que la majorité des déplacées souhaiteraient occuper l’ancien site des réfugiés soudanais à Adamaouaka, vu la petitesse de leur site.
« Mais avant de les déplacer, nous devons nous assurer des conditions de vie, c’est-à-dire la disponibilité des services sociaux de base et la sécurité. Nous sommes allées vérifier tout ceci », a indiqué Mme Virginie Baïkoua. Par ailleurs, la question cruciale est l’acceptation des personnes déplacées par les membres de la communauté d’accueil de l’Adamaouaka. Un dialogue est important pour que les deux communautés puissent être entendues et que des solutions soient trouvées.
Cette visite coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire le 19 août 2021.
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Histoire
02 septembre 2021
Cri d'alarme face à l'insécurité alimentaire galopante
Il pleut abondamment, le sol est riche et une variété de cultures, de fruits et de légumes poussent presque toute l'année. Malgré cette apparente abondance, une personne sur deux ne mange pas à sa faim.
La raison en est le conflit qui s'est à nouveau intensifié depuis le début de l'année. Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays n'a jamais été aussi élevé depuis 2014, atteignant désormais 691 000 personnes, et même plus au cours des derniers mois. Les populations vivent dans la peur des attaques et des exactions des groupes armés, ce qui limite leur mobilité et leur accès aux champs et aux forêts pour cultiver, cueillir et chasser. Cet environnement dangereux empêche en outre les organisations humanitaires d'atteindre les personnes dans le besoin. L'une des conséquences est la détérioration continue de la sécurité alimentaire depuis l'année dernière.
Un tableau sombre
Les indicateurs relatifs à la nutrition et à la sécurité alimentaire pour la période de soudure d'avril à août étaient déjà sombres, mais ils se sont à nouveau dégradés en juillet. En avril, la RCA a signalé le deuxième plus grand nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire critique en Afrique de l'Ouest et du Centre – la phase d'urgence, selon la classification standard mondiale de l'insécurité alimentaire aiguë. En juillet, ce chiffre avait augmenté de 58% par rapport à avril, atteignant 1 million de personnes en insécurité alimentaire critique.
Les données de surveillance suggèrent qu'en juillet, globalement 2,6 millions de personnes, soit 57% de la population centrafricaine, n'avaient pas assez à manger. Sur le million de personnes en situation d'urgence concernant leur consommation alimentaire, 250 000 étaient à un pas de la famine. Pire encore, ces personnes étaient et demeurent largement inaccessibles aux travailleurs humanitaires.
Un appel urgent
Le Cluster Sécurité alimentaire, qui réunit les acteurs humanitaires travaillant dans ce secteur, tire la sonnette d'alarme face à la montée en flèche de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition en RCA. Si la réponse humanitaire ne s'intensifie pas immédiatement, plus de 2 millions de personnes seront en situation d'insécurité alimentaire d'ici septembre ; parmi elles, 900 000 personnes resteront en phase d'urgence et au moins 250 000 risquent de tomber dans la famine.
La fin du conflit n'étant pas en vue, la grande majorité de personnes touchées par la crise continueront à dépendre de l'aide humanitaire dans les mois à venir. Sans un accès humanitaire libre aux zones où l'insécurité alimentaire est la plus forte, un quart de million de personnes vont sombrer dans la catastrophe alimentaire.
Le secteur de l'alimentation a urgemment besoin de 22,5 millions de dollars américains pour fournir une assistance alimentaire à ration complète pendant 3 mois aux 250 000 personnes les plus exposées à une situation alimentaire catastrophique, y compris pour aider par voie aérienne celles qui se trouvent dans des zones difficiles à atteindre. Seulement la moitié du Plan de réponse humanitaire 2021 du pays est actuellement financée. Le manque de ressources face à l'explosion des besoins de la population a déjà contraint le Programme alimentaire mondial (PAM) à réduire l'assistance alimentaire mensuelle à une ration de 20 jours.
La malnutrition des enfants
En juillet, 80 000 enfants de moins de 5 ans étaient à risque de malnutrition aiguë sévère (MAS), soit une augmentation de 29% depuis fin 2020. Le risque de MAS est particulièrement élevé pour les enfants déplacés et ceux qui se trouvent dans des endroits touchés par le conflit, où l'accès à la nourriture, à l'eau potable, aux soins de santé et aux services de nutrition a été sévèrement restreint et où les prix des aliments ont explosé.
A travers le pays, 395 000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, 40% de tous les enfants de cette tranche d'âge – un taux considérablement supérieur au seuil d'urgence de 30%. Une nutrition inadéquate sur une longue période perturbe leur croissance. La malnutrition aiguë représente un problème majeur de santé publique et constitue l'une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les jeunes enfants.
Le lien avec les restrictions d'accès
Les données de surveillance humanitaire indiquent un lien direct entre le conflit, les difficultés d'accès croissantes et la forte augmentation de l'insécurité alimentaire. L'accès humanitaire aux zones du nord-ouest (préfectures de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé) et du sud-est (préfectures de la Basse-Kotto, du Haut-Mbomou et du Mbomou) est entravé par le conflit actif, le déplacement des lignes de front et la présence d'engins explosifs. Ces mêmes facteurs limitent l'accès aux champs, la mobilité des éleveurs migrants et l'approvisionnement des marchés. La saison des pluies, d'avril à octobre, restreint encore davantage la capacité des organisations humanitaires à acheminer l'aide à grande échelle et à un prix abordable par la route.
L’assistance fournie
Au cours du premier semestre 2021, 1,29 million de personnes ont reçu une assistance alimentaire ou nutritionelle vitale de la part des partenaires humanitaires. Mais l'accès humanitaire reste très restreint, voire impossible, dans plusieurs localités des préfectures de Ouham-Pendé, du Haut-Mbomou, de la Basse-Kotto et de la Ouaka.
Au cours de la saison agricole actuelle, 60 900 ménages en situation d'insécurité alimentaire, soit 305 000 personnes, reçoivent une aide d'urgence pour rétablir les moyens de subsistance agricoles grâce à la distribution de semences et d'outils, au restockage de bétail et à des transferts monétaires.
En juin, la Banque mondiale a approuvé une subvention de 50 millions de dollars US pour stimuler la production alimentaire et renforcer la résilience des éleveurs et d’autres ménages en situation d'insécurité alimentaire. Ce financement apportera un soutien indispensable à plus de 465 000 personnes en situation d'insécurité alimentaire par le biais d'activités de travail contre rémunération, tout en réhabilitant les infrastructures agricoles à petite échelle dans six préfectures de l'ouest, du centre du pays et dans la capitale Bangui.
Investir dans des solutions durables
Les partenaires humanitaires investissent également dans des solutions durables pour la prévention et la gestion de la malnutrition, notamment la promotion d'aliments nutritifs, de bonnes pratiques alimentaires pour les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes et allaitantes, et une réponse multisectorielle liée à la fourniture de services sociaux de base de qualité, notamment l'eau, l'assainissement et l'hygiène, les soins de santé et la protection.
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Communiqué de presse
12 juillet 2021
République centrafricaine : 1 personne sur 8 est confrontée à une crise alimentaire alarmante à l'approche de la période de soudure : UNICEF et PAM
BANGUI, le 7 juillet 2021 – Au moins 80 000 enfants de moins de cinq ans sont actuellement menacés de malnutrition aiguë sévère en République centrafricaine (RCA), soit une augmentation de 29 pour cent par rapport aux projections pour 2021[1], ont annoncé aujourd'hui l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM). Les agences des Nations unies ont également averti que plus de 632 000 personnes - soit plus d'une personne sur huit - tomberont dans une situation de faim catastrophique[2] entre la première semaine de juillet et la fin de la période de soudure si aucune action urgente n'est entreprise. Dans tout le pays, 40 pour cent des enfants de moins de cinq ans souffrent déjà de malnutrition chronique[3], un taux supérieur au seuil d'urgence de 30 pour cent.
En raison de l'impact combiné de la violence, de l'insécurité, des déplacements de population, de l'accès limité à la nourriture, aux services de santé, d'eau et d'assainissement, de la hausse des prix des denrées alimentaires, ainsi que des répercussions socio-économiques de la pandémie de COVID-19, 27 localités[4] réparties dans 14 districts sanitaires du pays affichent actuellement des niveaux alarmants de malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de cinq ans.[5] D'après les données les plus récentes recueillies auprès des partenaires, en moyenne plus de deux pour cent des enfants de ces zones souffrent de malnutrition aiguë sévère. Ces chiffres atteignent plus de trois pour cent dans les camps de déplacés autour de Bouar, près de la frontière avec le Cameroun.
« Nous sommes extrêmement préoccupés par l'impact de la crise actuelle sur la vie des enfants et des femmes, en particulier ceux qui étaient déjà dans un état d'extrême vulnérabilité après avoir été forcés de fuir leur maison, ou qui vivent dans des zones difficiles d’accès ou isolées, » a déclaré le Représentant de l'UNICEF en RCA, Fran Equiza. « Si nous ne sommes pas en mesure d'accéder en toute sécurité et rapidement aux mères et aux enfants et de leur fournir les services de nutrition dont ils ont besoin, y compris l'accès à la nourriture et à la santé, beaucoup risquent de mourir de malnutrition ou de maladies évitables. »
Depuis la dernière vague de violence liée aux récentes élections, les taux de malnutrition en RCA ont continué à grimper en flèche, en particulier parmi les populations déplacées et dans les zones touchées par le conflit, où l'accès aux services essentiels de santé, d'eau et d'assainissement et de nutrition était déjà limité et s'est encore restreint. Dans ces zones, l'émergence potentielle de la rougeole, du paludisme, de la pneumonie et de la diarrhée peut avoir un effet dévastateur sur les enfants et les mères malnutris.
« La situation de la sécurité alimentaire est alarmante et indique clairement que de nombreuses personnes vulnérables pourraient rapidement tomber dans une situation catastrophique. Le niveau de financement ne correspond pas à l'augmentation dramatique des besoins dans le pays, » a déclaré le Directeur du PAM en RCA, Peter Schaller. « L'environnement opérationnel se complique également avec la perte d'espace humanitaire due au conflit en cours. Nous avons besoin d'un accès humanitaire et de financements pour fournir l'aide dont les personnes touchées ont tant besoin, » a-t-il ajouté.
Le PAM fournit actuellement une aide alimentaire et nutritionnelle à quelque 800 000 personnes, dont des personnes déplacées à l'intérieur du pays, des réfugiés, des rapatriés, ainsi que des communautés d'accueil. Le PAM fournit également une aide d'urgence aux points chauds afin de soulager les souffrances des familles touchées.
Depuis janvier, l'UNICEF et ses partenaires ont soigné au moins 12 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, notamment dans les zones les plus touchées et dans les camps de déplacés. Les services de nutrition actuellement fournis continuent toutefois d'être perturbés par le conflit : à la fin du mois de mai 2021, 77 unités de nutrition - soit 1 sur 5 - et 30 établissements de santé étaient fermés - dont 14 ont été attaqués - et une douzaine de cliniques mobiles restaient temporairement fermées dans le pays.
Le PAM prévoit également d'atteindre au moins 50 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée dans les points chauds, environ 90 000 enfants âgés de 6 à 23 mois, ainsi que 150 000 femmes enceintes et allaitantes avec des programmes d'alimentation complémentaire au niveau communautaire, dans les zones où les taux de retard de croissance sont supérieurs à 30 pour cent.
En 2021, l'UNICEF cherche à réunir 15,2 millions de dollars américains[6] pour traiter au moins 63 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère, pour prévenir la malnutrition en fournissant des conseils à près de 165 000 femmes enceintes et allaitantes sur les pratiques optimales d'alimentation du nourrisson et du jeune enfant, ainsi que pour s'assurer que près de 650 000 enfants de moins de cinq ans reçoivent une supplémentation en vitamine A tous les six mois. À ce jour, l'appel n'est financé qu'à 45 pour cent.[7]
Le budget du PAM en 2021 pour son intervention en République centrafricaine est d'environ 203 millions de dollars américains. Cependant, les programmes sont confrontés à un grave déficit, avec moins de 50 pour cent des contributions reçues à ce jour. Cela peut conduire à une réduction des rations alimentaires, à la priorisation des seules personnes les plus vulnérables ou, dans le pire des cas, à une interruption des activités par manque de ressources.
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À propos de l’UNICEF
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[1] Les projections pour 2021 étaient de 62 327 au début de l'année (Aperçu des besoins humanitaires 2021). Avec la détérioration de la sécurité alimentaire suite à l'analyse IPC, les besoins ont augmenté de 17 600, à 80 000 enfants.
[2] Phase 4 ("Urgence") de la classification intégrée des phases de sécurité alimentaire (IPC).
[3] Données de l’enquête MICS-6 (2018-2019)
[4] Dekoa, Kaga-Bandoro, Bambari, Grimari, Bouca, Koui, Bocaranga, Paoua, Markounda, Bouar, Gamboula, Amadagaza, Nola, Carnot, Gadzi, Mingala, Alindao, Nzangba, Mobaye, Kembe, Satema, Gambo, Pombolo, Ouango, Bakouma, Rafai, Bangassou.
[5] Données issues de trois enquêtes rapides SMART (« Standardized Monitoring and Assessment of Relief and Transitions ») et d'évaluations nutritionnelles.
[6] Action humanitaire de l'UNICEF pour les enfants (HAC) 2021.
[7] 6 848 214 dollars américains ont été collectés au 30 juin 2021.
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Communiqué de presse
14 juin 2021
La République centrafricaine lance sa campagne nationale de vaccination contre la COVID-19
Hier, la République centrafricaine (RCA) a donné le coup d'envoi de sa campagne nationale de vaccination contre la pandémie de COVID-19, grâce aux 60 000 premières doses reçues dans le cadre de l'initiative COVAX.
Dans cette phase initiale de la campagne, qui s’étale sur plusieurs semaines du 20 mai au 23 juin, la vaccination sera destinée en priorité aux agents de santé qui sont les plus exposés, aux personnes âgées et/ou porteuses de maladies chroniques, qui sont parmi les plus vulnérables. En raison de l'impact de la pandémie sur le système national de santé, ces personnes sont également les plus exposées.
« Le système de santé de la RCA est encore aujourd'hui sous pression face à la persistance de cette pandémie sans précédent. L’arrivée des vaccins est dans ce sens une aubaine » a déclaré le Dr Severin von Xylander, Représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RCA. « Toutefois cela ne signifie pas que les gestes barrières doivent cesser. Il est nécessaire au contraire que ces gestes s’unissent au maintien des efforts face à d’autres urgences sanitaires telles que la santé mère-enfant, le paludisme, la tuberculose et le SIDA. »
Le Dr von Xylander a aussi souligné l’importance de la solidarité internationale et salué les contributions de l’Union européenne et de ses États Membres ainsi que des États-Unis d’Amérique à l’initiative COVAX, et la collaboration bilatérale pour assurer la disponibilité des vaccins.
Depuis un an, la pandémie de COVID-19 a également eu un impact majeur sur les activités sanitaires essentielles telles que les campagnes de vaccination de routine, comme celles contre la poliomyélite et la rougeole, qui ont été considérablement ralenties.
« La campagne de vaccination que le gouvernement centrafricain a lancée aujourd'hui apportera un soutien essentiel au travail du personnel de santé dans le pays, qui sera mieux équipé pour protéger les femmes et les enfants des autres maladies mortelles mais soignables » a commenté Fran Equiza, Représentant de l'UNICEF en RCA. « L'UNICEF, en tant que partenaire clé de l'initiative COVAX, est mobilisé pour assurer l’approvisionnement, la conservation et la gestion efficace des vaccins, ainsi que l’adhésion des communautés à la campagne de vaccination contre la COVID-19. »
A ce jour, l’initiative COVAX, codirigée par Gavi et CEPI aux côtés de l'OMS et de l'UNICEF, partenaires clés de la mise en œuvre, a facilité l’accès au vaccin contre la COVID-19 à 92 pays, parmi lesquels la RCA. A la date du 16 mai 2021, le pays avait enregistré 7 010 cas, dont 6583 guéris et 96 décès, parmi lesquels 48 en milieu hospitalier.
L'UNICEF et l'OMS réitèrent leur engagement à travailler aux côtés du Ministère de la Santé et de la Population ainsi que des communautés locales pour garantir un accès juste et équitable aux vaccins et permettre au pays de surmonter cette pandémie.
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À propos de l'OMS
L’Organisation mondiale de la Santé assure un rôle de chef de file mondial dans le domaine de la santé publique au sein du système des Nations Unies. Fondée en 1948, l’OMS compte 194 États Membres dans six Régions et plus de 150 bureaux. Sa mission consiste à promouvoir la santé, à préserver la sécurité mondiale et à servir les populations vulnérables. Pour la période 2019-2023, elle a comme objectifs qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient de la couverture sanitaire universelle, qu’un milliard de personnes supplémentaires soient mieux protégées face aux situations d’urgence sanitaire et qu’un milliard de personnes supplémentaires bénéficient d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien être. Visitez notre site web www.who.int/fr. Suivez l'OMS sur Facebook; Twitter; YouTube; Instagram
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Communiqué de presse
14 juin 2021
Fin de la visite en République centrafricaine de la Directrice adjointe du Bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et centrale
Cette visite s’inscrit également dans le cadre des efforts de plaidoyer du HCR auprès de la communauté internationale sur la situation humanitaire dans le pays. « Cette visite est l’occasion de réitérer l’engagement du HCR à accompagner le Gouvernement centrafricain à trouver des solutions durables aux problèmes des réfugiés centrafricains et des personnes déplacées internes en RCA » a signifié Aissatou Ndiaye-Dieng.
Pendant son séjour, Madame Ndiaye-Dieng s’est entretenue avec le Président de République, Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, le Premier Ministre et Chef du gouvernement, Firmin Ngrabada et la Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, Virginie Baikoua. La Directrice adjointe du Bureau régional a également tenu des consultations sur les solutions durables avec divers acteurs : agences du Système des Nations Unies, banques multilatérales de développement, représentants de pays donateurs, ambassadeurs et ONG ainsi que l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).
A Mongoumba, elle a visité les infrastructures socio communautaires construites avec l’appui du HCR dans le cadre de la réintégration des rapatriés en provenance de Betou en République du Congo et de Boyabo en République Démocratique de Congo. Elle a pu échanger avec les autorités locales et a rencontré des rapatriés sur leurs lieux d’habitation et de travail.
La Directrice régionale adjointe s’est également rendue à Bangassou, dans le Mbomou, où elle a tenu une réunion avec les rapatriés et personnes déplacées internes retournées et échangé avec les acteurs humanitaires en première ligne dans la réponse. « Malgré les réponses apportées par les acteurs humanitaires aux personnes affectées par la crise, les besoins sont énormes et beaucoup reste à faire » a déclaré Aissatou Ndiaye-Dieng.
La question des solutions durables pour les réfugiés centrafricains était au centre des échanges et Mme Aissatou a réitéré l'engagement du HCR dans ce domaine. « Le HCR continuera à travailler main dans la main avec les gouvernements de la RCA et des pays d'asile en vue des solutions durables et du retour volontaire » a-t-elle conclu.
Pendant son séjour, Madame Ndiaye-Dieng s’est entretenue avec le Président de République, Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera, le Premier Ministre et Chef du gouvernement, Firmin Ngrabada et la Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale, Virginie Baikoua. La Directrice adjointe du Bureau régional a également tenu des consultations sur les solutions durables avec divers acteurs : agences du Système des Nations Unies, banques multilatérales de développement, représentants de pays donateurs, ambassadeurs et ONG ainsi que l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).
A Mongoumba, elle a visité les infrastructures socio communautaires construites avec l’appui du HCR dans le cadre de la réintégration des rapatriés en provenance de Betou en République du Congo et de Boyabo en République Démocratique de Congo. Elle a pu échanger avec les autorités locales et a rencontré des rapatriés sur leurs lieux d’habitation et de travail.
La Directrice régionale adjointe s’est également rendue à Bangassou, dans le Mbomou, où elle a tenu une réunion avec les rapatriés et personnes déplacées internes retournées et échangé avec les acteurs humanitaires en première ligne dans la réponse. « Malgré les réponses apportées par les acteurs humanitaires aux personnes affectées par la crise, les besoins sont énormes et beaucoup reste à faire » a déclaré Aissatou Ndiaye-Dieng.
La question des solutions durables pour les réfugiés centrafricains était au centre des échanges et Mme Aissatou a réitéré l'engagement du HCR dans ce domaine. « Le HCR continuera à travailler main dans la main avec les gouvernements de la RCA et des pays d'asile en vue des solutions durables et du retour volontaire » a-t-elle conclu.
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Communiqué de presse
14 juin 2021
L’ONU lance une campagne de vaccination anti-COVID-19 pour son personnel
Le 13 avril dernier, l’ONU avait réceptionné des doses de vaccins AstraZeneca, en présence du Ministre de la Santé et de la Population de Centrafrique, Dr Pierre Somse, et de Mme Denise Brown, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordonnatrice Humanitaire, Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies.
Le déploiement du programme de vaccination des Nations Unies en RCA se fait en étroite collaboration avec les autorités nationales. Comme le souligne le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, « cette campagne de vaccination va permettre au personnel des Nations Unies de rester aux côtés des populations et de continuer à appuyer le Gouvernement dans la lutte contre la COVID-19 ».
Les vaccins seront administrés par un personnel spécialisé dans des cliniques des Nations Unies de Bangui mais aussi dans les préfectures, notamment dans le Centre (Kaga-Bandoro, Sibut, Bambari, Alindao, Ndele et Mobaye), dans l’Est (Bria, Bangassou, Obo et Birao) et dans l’Ouest (Bouar, Bossangoa, Paoua, Berberati, Mbaïki et Gbambia).
La campagne des Nations Unies répond à l’obligation de protection de l’ONU vis-à-vis de ses personnels des agences, fonds, programmes et mission, mais aussi à renforcer leurs capacités à poursuivre l’exécution de leurs mandats au profit des communautés qu’ils servent. Tous les membres du personnel de l'ONU militaires, de police et civils, nationaux et internationaux et les personnes à leur charge (âgés de plus de 18 ans) en RCA peuvent recevoir la vaccination anti-COVID-19. Le personnel des organisations internationales non gouvernementales qui sont engagées par les organisations du système des Nations Unies dans la mise en œuvre de leurs mandats respectifs pourront également bénéficier du programme de vaccination.
Les vaccins anti-COVID-19 confèrent une protection contre la maladie en déclenchant une réponse immunitaire contre le virus responsable de la maladie (SARS-CoV-2). L’immunité ainsi acquise réduit le risque de développer la maladie et ses conséquences.
Se faire vacciner peut également protéger les personnes autour de soi, car si l’on est protégé contre l’infection et la maladie, on est moins susceptible d’infecter quelqu’un d’autre. La vaccination est particulièrement importante pour protéger les personnes les plus à risque, telles tels que les soignants, les personnes âgées et les personnes atteintes d’autres maladies, contre le développement de formes sévères de COVID-19.
Avant et après la vaccination, l’ONU encourage l’ensemble de son personnel à continuer à observer scrupuleusement les gestes barrières tels que le recommandent l’Organisation mondiale de la Santé et le ministère de la Sante de la RCA, notamment le port du masque couvrant la bouche et le nez, le lavage régulier des mains et de respect d’une distance d’au moins 1,80 mètre avec d’autres personnes. Ces gestes permettront de réduire le risque de contamination ou de transmission à d’autres personnes.
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Communiqué de presse
12 mars 2021
République centrafricaine : les taux de malnutrition infantile grimpent en flèche alors que la violence fait rage
Au moins 24 000 enfants de moins de cinq ans répartis dans 14[1] des 35 districts sanitaires de la République centrafricaine (RCA) sont à risque de malnutrition aiguë sévère suite à la récente flambée de violence dans le pays, l'UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont annoncé aujourd'hui. Sur ces 14 districts, qui sont désormais en état d'alerte[2] pour une crise de malnutrition infantile, six[3] ne disposent actuellement d'aucune ressource ou capacité pour répondre aux besoins aigus des enfants.
Les deux agences des Nations unies ont également noté que la violence et l'insécurité exacerbent les déplacements de population, entravent l'accès humanitaire et provoquent une hausse des prix des denrées alimentaires.
Cela s'ajoute à l'impact négatif que la pandémie de COVID-19 continue d'avoir sur la sécurité nutritionnelle des enfants dans le pays. Cette année, on estime qu’au moins 62 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë sévère, soit une augmentation de 25 pour cent par rapport à 2020.[4]
« La situation est extrêmement préoccupante » a déclaré le Représentant de l'UNICEF en RCA, Fran Equiza. « Sans un accès urgent aux soins dont ils ont besoin, les enfants souffrant de malnutrition sévère sont en danger de mort imminent. Nous devons être en mesure d'atteindre en toute sécurité et dès que possible tous les enfants dans le besoin, en particulier dans les zones les plus touchées par les récentes violences, où les familles ont été forcées de fuir et où l'accès à la nourriture est insuffisant. »
« La détérioration de la situation nutritionnelle est une conséquence des récentes violences post-électorales et nécessite une réponse immédiate et adéquate pour sauver des vies et éviter une catastrophe » a déclaré Peter Schaller, Directeur du PAM en RCA.
« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder cette catastrophe se dérouler sous nos yeux. Nous devons pouvoir accéder en toute sécurité à ces enfants, ces jeunes filles et ces femmes pour éviter le pire » a ajouté M. Schaller.
Malgré l'insécurité croissante, les équipes de l'UNICEF et du PAM sur le terrain intensifient leurs efforts pour atteindre les enfants et les mères les plus vulnérables, en prépositionnant des fournitures nutritionnelles pour s'assurer qu'il n'y a pas d'interruption dans la livraison de l'aide, ainsi qu'en déployant des cliniques mobiles pour apporter un soutien sanitaire et nutritionnel aux communautés éloignées et déplacées.
« Nous renouvelons notre appel à toutes les parties au conflit pour permettre à l'UNICEF et à ses partenaires d'accéder en toute sécurité et sans entrave aux enfants les plus vulnérables » a ajouté M. Equiza.
En 2021, l'UNICEF a besoin de 15,2 millions[5] de dollars US pour intensifier sa réponse nutritionnelle et fournir des soins essentiels à près de 50 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition sévère, ainsi qu’atteindre plus de 800 000 femmes et enfants avec des mesures visant à lutter contre la malnutrition aiguë et chronique, y compris des conseils en matière d'alimentation et une supplémentation en vitamine A.
À ce jour, les programmes restent gravement sous-financés, avec seulement 30 pour cent des besoins - 4 500 868 dollars US - couverts depuis le début de l'année.
Le PAM poursuivra la prévention et le traitement de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes. Cependant, l'organisation est confrontée à un sérieux manque de financement et a besoin de 9 millions de dollars US pour sa réponse nutritionnelle jusqu'en décembre 2021.
[1] Baboua-Abba, Bouar-Baoro, Gamboula, Sangha Mbaéré, Batangafo, Bossangoa, Ngaoundaye, Nanga-Boguila, Kémo, Kouango-Grimari, Nana Gribizi, Haute Kotto, Bangassou et Ouango-Gambo ;
[2] Un district sanitaire est "en alerte" lorsque l'un des indicateurs de malnutrition déterminés par le système de surveillance nutritionnelle et d'alerte précoce (SNAP) est supérieur au seuil, ou si l'un des indicateurs nutritionnels est supérieur au seuil avec la présence de facteurs aggravants. Ces alertes doivent être vérifiées par une enquête rapide SMART ;
[3] Sangha-Mbaéré, Gambo, Baboua, Batangafo, Hautte Kotto, Bossangoa ;
[4] Le rapport « Action humanitaire pour les enfants » (HAC) 2021 ;
[5] Le rapport « Action humanitaire pour les enfants » (HAC) 2021 ;
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